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Vous n'êtes pas identifié.
Pfff, franchement ce genre de couvertures... ![]()
La belle nana, le gros calibre. On dirait du S.A.S.
Celles avec un katana sont à mettre dans le même sac (de préférence bien fermé et jeté à la mer).
Et les beaux mecs, avec un peu de barbe pour la virilité.
C'est racoleur, sans imagination, esthétiquement aussi lisse que des pubs pour parfum, et surtout totalement ridicules.
En plus, je ne vois même pas la différence entre les vraies couvertures et les parodies, c'est dire...
Et que dire des titres... ![]()
Et pour tout dire, je commence en avoir ma claque de cette pléthore de romans Bit-Lit (ou dérivés) que je vois partout sur les rayonnages.
Je ne suis pas contre le fait de s'évader, voir de fantasmer de temps à autre, mais il y a quand même des limites et je trouve surtout inquiétante l'idée qu'un certain lectorat ne lise plus que cela.
Au début, je n'avais rien contre ce courant et le considérais même avec sympathie (je trouvais ça amusant) mais là, je fais de l'urticaire dès que j'en vois dans une librairie.
Et il me vient un doute, tout à coup : ces romans sont vraiment sérieux, à lire au premier degré ou bien il s'agit de romans humoristiques à lire au trente-sixième ? J'ai bien peur que la vérité soit dans la première hypothèse.
En plus, ça m'énerve que cette collection s'appelle Milady, car cela me fait forcément penser à une héroïne de Dumas dont on sait tout le bien que je peux en penser... sauf quand certains réalisateurs en font une adepte du maniement de l'épée, des arts martiaux et des cascades, ce qui nous renvoie finalement à la... Bit-Lit !
Au fond, il y a une certaine cohérence là-dedans (hélas !).
Bientôt, on verra Mme Bovary manier le katana.
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J'avoue que j'ai choisi celle-là exprès. J'avais envie de choisir celle qui me semble la plus racoleuse.
Même si j'ai hésité avec celle de Kara Gilliam pas piqué des hannetons quand même.
Heureusement qu'il y a le PJ Hérault (Jolie couv par contre) et peut-être "L'antre des voleurs" parce que c'est clair que le catalogue Milady en livre fait de moins en moins envie
Pour celle de "sang du Rock", c'était pas du tout volontaire ^^
Ceci dit, c'est marrant la réaction des lecteurs de SF/Fantasy vis à vis de la Bit-Lit... C'est exactement la même que celle des lecteurs de "Blanche" vis à vis de nos genre favoris. Moi, j'ai rien contre, même si je trouve qu'il s'en publie trop. Bien écrit et bien mis en scène, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait le prendre au sérieux.
Sinon, t'es au courant qu'il y a une version d'"Orgueil et Préjugés" avec des Zombies ? ^^
PS : Si vous êtes sages, je vous parlerais de la collection Romance de Milady ^^
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On est sage!!!!!
Ce qui me gêne moi dans les couvertures Milady ne donnent pas toujours une idée objective de ce qu'il y a dans le roman!!!
Exemples ceci en grand format:
et ceci en poche :
et résultat les mecs ne regardent même plus la quatrième de couverture : l'illustration suffit à les faire fuir!!!!! Et celle qui croient avoir affaire à de la bit lit sont déçues aussi!!!!!
P.S. : j'ai bien aimé cette série de fantasy!!!
Dernière modification par falline (2012-03-14 21:16:26)
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Euh, elle n'est peut-être pas belle la couv de Milady, mais elle fait pas Bit-Lit non plus. Faut pas pousser.
Par contre, il faudra m'expliquer pourquoi c'est le même monsieur avec le même look sur la couv de "L'antre des voleurs" ^^
falline a écrit:
On est sage!!!!!
A ta place, je ne le serais pas.
A moins que tu ne sois fan d'Arlequin et Bridget Jones ?
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Stegg a écrit:
Euh, elle n'est peut-être pas belle la couv de Milady, mais elle fait pas Bit-Lit non plus. Faut pas pousser.
Par contre, il faudra m'expliquer pourquoi c'est le même monsieur avec le même look sur la couv de "L'antre des voleurs" ^^?
Et pourtant je l'ai vécu en direct et plusieurs fois : quand j'avais le roman en grand format en rayon je le vendais régulièrement et depuis qu'il est en poche à chaque fois que je le propose à un mec, le pauvre à un mouvement de recul et il me faut argumenter un peu plus en expliquant que si, c'est bien de la fantasy!!!!
Stegg a écrit:
falline a écrit:
On est sage!!!!!
A ta place, je ne le serais pas.
A moins que tu ne sois fan d'Arlequin et Bridget Jones ?
Tu as raison, je suis un vrai petit diable pas sage du tout
. Ceci dit pour le moment même le repré Milady (complètement désespéré) ne sait rien à propose de Milady Romance!!!!!!
Dernière modification par falline (2012-03-15 16:44:00)
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Une bonne recherche google et il sera au courant. ^^
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En fait je l'ai vu il y a trois semaines, le prochain rdv sera peut-être plus instructif!!!!
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Stegg a écrit:
Ceci dit, c'est marrant la réaction des lecteurs de SF/Fantasy vis à vis de la Bit-Lit... C'est exactement la même que celle des lecteurs de "Blanche" vis à vis de nos genre favoris. Moi, j'ai rien contre, même si je trouve qu'il s'en publie trop. Bien écrit et bien mis en scène, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait le prendre au sérieux.
Et il fut même un temps (et je crois que le phénomène persiste encore) où il n'y avait même pas d'un côté les lecteurs de SF/Fantasy comme tu dis et de l'autre la littérature "blanche" mais au sein même des genres de l'imaginaire des clivages : les amateurs de SF (genre spéculatif, "sérieux", traitant de problème de société et de science) méprisaient les lecteurs de fantasy, un genre considéré comme de pur évasion, sans référent avec les préoccupations du monde réel et de ce fait méprisable. Je me souviens encore d'un article à ce sujet publié dans les années 80 ou 90 où l'auteur tenait ce genre de propos et voyait déjà dans le succès de la fantasy une dégradation de la littérature de l'imaginaire avec l'émergence d'un nouveau public qui se laissait trop séduire par ce type de littérature "facile" et "puérile" et qui manquait, selon lui, de fond.
C'était son point de vue, pas le mien...
Pour revenir à la Bit-Lit, la question est peut-être surtout de savoir, outre le fait que je pense comme Stegg qu'on en publie trop, si la Bit-Lit, en tant que genre (ou plus exactement "sous-genre"), est capable de proposer une vraie diversité et non pas servir toujours les mêmes recettes.
Pour la SF et la Fantasy, c'est le cas, depuis longtemps. En SF, vous avez des auteurs "pointus" comme Greg Bear, Stephen Baxter, Gregory Benford, Greg Egan mais vous avez aussi Douglas Adams, Farmer ou Schelckey. En Fantasy, vous avez Tolkien et Moorcock mais aussi Pratchett et Mervin Peake, et même des auteurs plus singuliers difficilement classable comme David Calvo ou James Morrow.
Je ne lis pas de Bit-Lit (je l'ai juste survolée), donc je la connais mal mais quand je lis les chroniques de ces romans, je remarque quand même que le contenu est souvent identique et relativement "pauvre". On pourra me rétorquer que le fait que cela soit justement un "sous-genre" et non un genre en soi (par définition assez vaste) explique que la Bit-Lit est forcément plus limitée dans ses codes et ses sources d'inspiration mais aussi et surtout ses ambitions. Je rétorquerai que le Steampunk, également sous-genre, a pourtant bien réussi à se diversifier, parfois de manière étonnante, et qu'elle ne se réduit pas à une histoire avec des machines à vapeur qui se passe dans le Londres victorien. Des auteurs comme Joe R. Lansdale, Brian Stableford, Greg Keyes, Ian R. MacLeod ou China Miéville.
Il y a aussi le fait (ne hurler pas les filles, ce n'est pas un reproche de macho mais un constat) que l'élément sentimental est tout de même très rattaché au genre (comme en témoignent d'ailleurs pas mal de couvertures) mais aussi une sorte de "revendication" féministe de la "action-girl" qui permet une certaine identification de la lectrice (car en majorité, la Bit-Lit est tout de même bien un genre écrit par des femmes et lu par un lectorat féminin). Et là, on retrouve la "fonctionnnalité" assez limitée présente également dans le roman sentimental : faire fantasmer et guère plus (ça y est, on va me pendre par les testicules après ça
).
Et si on me dit que maintenant des mecs en lisent aussi, c'est peut-être surtout pour s'imaginer de belles héroïnes manier le sabre, combattre des vampires ou des garous, etc... mais le constat est le même, non ?
Il ne s'agit pas d'établir une hiérarchie ou d'être condescendant envers un genre. Moi j'ai eu une époque San-Antonio (pour beaucoup, c'est de la gaudriole qui ne mérite même pas un commentaire, du roman de gare comme on disait autrefois) et j'ai bien aimé la série Angel, qui est tout de même de la grosse série B, fleurtant même parfois carrément vers le Z) mais...
quand on y pense, au fond, et malgré tous nos discours de tolérance (en principe), je crois qu'il y a bien toujours une forme de hiérarchisation des genres et que cela a toujours existé. Stegg évoque le mépris de la littérature "blanche" pour la SF/la Fantasy (et quoi qu'on en pense, c'est toujours le cas ! Vous avez déjà vu un auteur de SF ou de Fantasy invité dans une émission littéraire à la télé, vous ?) mais souvenez-vous que, en musique et à des époques succesives :
- l'amateur de musique classique dénigrait le jazz ("musique de nègre")
- l'amateur de jazz dénigrait le rock'n'roll ("musique de sauvages en deux temps")
- l'amateur de blues dénigrait le rock'nr'oll ("il a tout pompé sur le blues")
- l'amateur de rock'n'oll de l'époque pionnière dénigrait la pop ("dégradation d'un style, perte de spontanéité")
- l'amateur de pop progressive "intello" dénigrait la pop "bubble-gum"
et aujourd'hui, bien souvent, l'amateur de rock-pop dénigre le rap.
Et chacun est évidemment certain d'avoir meilleur goût que l'autre (même si évidemment on affirme que tous les goûts sont dans la nature, je reste assez suspicieux sur la véracité de ce genre de propos consensuel).
Mais pour ce qui nous occupe ici, je ne dénigre pas la Bit-Lit. Je me pose seulement des questions sur ses limites et surtout une surproduction (probablement mercantile) en regard de ses possibilités.
PS : dommage (ou heureusement ?) que Chaperon nous a de nouveau abandonné car elle aurait probablement sorti son fouet et une pelletée d'objections ![]()
Dernière modification par Vorpalin (2012-03-15 22:06:51)
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Je suis globalement du même avis que toi Vorpalin, et la comparaison avec les "genres" musicaux est fort bien venue.
Ceci dit, il est vrai que tous les goûts sont dans la nature, mais rares sont les bons ^^
Plus sérieusement, je pense qu'il serait dommage de ramener la critique à un tag Facebeurk "j'aime/j'aime pas".
J'ai lu avec grand plaisir des bouquins de bit-lit mais c'est pas pour autant que j'ai entamé une grève de la faim pour qu'ils soient reconnu comme faisant partie du patrimoine culturel de l'humanité. A l'inverse, je considère que Bach ou Mozart on réellement fait avancer les choses, qu'il y a un avant et un après eux, alors que je n'écoute jamais leur musique parce qu'elle m'ennuie (à 99 %).
Concernant la pauvreté du contenu, je pense qu'on peut étendre ce constat à la majorité de la littérature fantastique et de la SF - ça se saurait si des bourrins comme Bragelone et autres faisaient dans l'artistique ou la prospective ! - mais toute cette production trop souvent formattée n'empêche pas l'émergence de quelques oeuvres sympathiques, et ce sont celles ci qu'il faut retenir.
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Zax a écrit:
Plus sérieusement, je pense qu'il serait dommage de ramener la critique à un tag Facebeurk "j'aime/j'aime pas".
Ah mais ce n'était pas du tout mon intention (moi qui rédige justement des posts à rallonge histoire d'éviter justement les jugements expéditifs) ![]()
Du coup, j'en rajoute une couche, na ! Tant pis pour vous
Le problème avec ce type de débat
(et attention parce qu' ici, je vais y aller de mon petit verbiage sur le processus de communication façon Morpheus mais en moins abscons j'espère... mais peut-être tout aussi gonflant).
J'vais même mettre mes lunettes noires pour le coup
Voilààà.
c'est que finalement on en revient toujours au même processus : mon propos pourrait passer pour le dénigrement d'un genre (ce qu'il n'est pas mais plutôt quelques constatations que je me suis faites) qui, du coup, amène fatalement des réactions du type (dans le meilleur des cas !) "c'est vrai que... mais il faut nuancer" et je ne dis pas le contraire non plus mais quand Verlaine disait (en substance) "nous voulons la nuance, surtout. Pas la couleur, rien que la nuance", le Petit Scarabée que je suis ferait remarquer que sans la couleur, pas de nuance.
Bref, lorsqu'on essaie de cerner un cas à la (petite) lumière de son opinion que l'on pense plus ou moins pertinente (sinon, on ne dirait rien), on ne peut le faire que sous le mode de l'affirmation.
"Je pense que..." ou (moins péremptoire) "il me semble que...". A moins de se lancer dans un discours de béni-oui-oui du type "je pense que mais il est aussi vrai que toutefois il n'en demeure pas moins que tout en considérant à la rigueur que... (entonnoir sur la tête ^^).
Ah, il y a aussi la méthode timide, c'est vrai : rédiger tous ces posts sous le mode interrogatif, du genre "vous ne croyez pas, tout de même (et je dit ça mais je ne dis rien) que la Bit-Lit c'est un peu léger et que on en publie trop ?" avec un "euuuuhhhh" final à la façon François Hollande quand il ne se prenait pas encore (maladroitement) pour un tribun.
Une affirmation, du moins dans ce domaine (car si je dis que l'herbe est verbe, personne ne viendra contester cette affirmation) est toujours forcément sujette à controverse. Elle porte même en elle les germes de sa réfutation ou en tout cas de ses lacunes et exceptions.
On remarquera d'ailleurs que le "répondeur" a toujours un certain avantage sur "l'affirmateur", voir même donner l'illusion que sous-prétexte qu'il nuance le propos, il aurait à chaque fois raison. Sauf si le l'affirmateur renchérit et dans ce cas, la question est : à partir de quel moment l'un ou l'autre doit-il arrêter d'argumenter (et à quel moment commence la mauvaise foi
). C'est une question que pose souvent les forums, d'ailleurs.
Mais moi je m'arrête là car il est tard, j'suis crevé, alors revenons à nos moutons karatékas et lestés de grenades...
Quoiqu'il en soit, je ne dirais jamais "la Bit-Lit c'est nul et la SF hard science c'est génial", évidemment.
Encore une fois, je me fais juste quelques constatations déjà contenue dans mon post précédent, à savoir les questions de diversité, de "fonctionnalité",
de surproduction, etc... (voir plus haut).
Voilà.
Comme... je pourrais le faire avec une certaine fantasy passe-partout, une SF d'évasion, un fantastique uniquement destiné à faire peur.
J'ai lu avec grand plaisir des bouquins de bit-lit mais c'est pas pour autant que j'ai entamé une grève de la faim pour qu'ils soient reconnu comme faisant partie du patrimoine culturel de l'humanité. A l'inverse, je considère que Bach ou Mozart on réellement fait avancer les choses, qu'il y a un avant et un après eux, alors que je n'écoute jamais leur musique parce qu'elle m'ennuie (à 99 %).
Ben oui, moi aussi. En fait, quand on me demande quelles sont mes oeuvres littéraires préférées, j'ai un jour constaté que dans la liste, il y avait très peu de grands classiques de la grrrrrande littérature.
Et pour ce qui est de la musique classique...hum... j'préfère U2.
Concernant la pauvreté du contenu, je pense qu'on peut étendre ce constat à la majorité de la littérature fantastique et de la SF - ça se saurait si des bourrins comme Bragelone et autres faisaient dans l'artistique ou la prospective ! - mais toute cette production trop souvent formattée n'empêche pas l'émergence de quelques oeuvres sympathiques, et ce sont celles ci qu'il faut retenir.
Sauf que, dans le procédé classique et binaire qui consiste à ne voir que deux catégories d'oeuvres (les populaires et les "oeuvres artistiques"), j'en vois une autre : je ne suis jamais autant satisfait que quand je lis un livre/une BD (ou vois un film) qui est à la fois très divertissant(e) tout en glissant une petite réflexion qui ajoute une petite épaisseur bienvenue. ![]()
Ca existe mais on les oublie trop souvent.
Sur ce, bonsoir. Dodo...
Dernière modification par Vorpalin (2012-03-16 00:52:51)
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Je suis assez de l'avis de Zax : globalement il y a peu de romans, quelques soient les genres (et je pense que c'est en blanche que l'on trouve les pires publications!!!) auxquels j'adhère totalement (je ne dis pas "qui sont bons" mais bien "que j'apprécies") et c'est bien pour cela que je traine sur les sites et les forums : ça m'aide à faire des choix préalables pour éviter d'être déçue par mes lectures ![]()
Cependant je ne pense pas que la Bit-lit de Milady soit pire que la Black Library, les Blade ou autres Perry Rhodan !!!!
Dernière modification par falline (2012-03-16 08:48:52)
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Pour la SF et la Fantasy, c'est le cas, depuis longtemps. En SF, vous avez des auteurs "pointus" comme Greg Bear, Stephen Baxter, Gregory Benford, Greg Egan mais vous avez aussi Douglas Adams, Farmer ou Schelckey. En Fantasy, vous avez Tolkien et Moorcock mais aussi Pratchett et Mervin Peake, et même des auteurs plus singuliers difficilement classable comme David Calvo ou James Morrow.
En Bit-Lit, il y a Laurell K. Hamilton, Charlaine Harris, Lillith Saintcrow, Richelle Mead ou Gail Carriger dans les noms qui me viennent en tête. Les deux premières me semblent être les fondatrices du genre qu'on citera peut-être comme Tolkien ou Howard dans quelques années. Et je ne serais pa susrpirs que d'ici quelques temps une Pratchett/Douglas Adams de la Bit-Lit débarque. Tout dépend de la capacité du genre a évoluer ou pas.
Il y a aussi le fait (ne hurler pas les filles, ce n'est pas un reproche de macho mais un constat) que l'élément sentimental est tout de même très rattaché au genre
Il faut pas oublié que Bit-Lit est un terme français et que son nom original est "Paranormal Romance". Là, tout est dit et c'est bien de la romance qu'on vient chercher dans ces romans ou pas. Après, il y a parfois des séries qui sont plus de l'Urban Fantasy que de la Paranormal Romance qui peuvent se retrouver dedans. C'est même pire que ça, dès que quelqu'un met en scène des vampires maintenant, il a le droit à l'étiquette Bit-Lit, tout juste si Dracula n'en est pas pour certain...
Pour rentrer dans les détails, il s'en est publié bien avant cette mode. "Anita Blake" a fait ses premiers pas chez Povket terreur et "True Blood" était publié dans la collection Romance de J'ai lu avant de rejoindre "Dark Light", la collection "Paranormal Romance/Bit-Lit" de J'ai Lu. Sauf qu'avant, il y en a une qui était considéré comme Fantastique et l'autre comme de la romance. Mais visiblement, ça se vend mieux si on axe sur la romance avec des vampires que sur le fantastique ou la Romance. la génération Buffy est dans la place ?
(et quoi qu'on en pense, c'est toujours le cas ! Vous avez déjà vu un auteur de SF ou de Fantasy invité dans une émission littéraire à la télé, vous ?)
Xavier Mauméjean et Lionel Davoust sont passé chez Michel Field. le premier pour un roman fantatsique paru chez Calman Levy et le second pour la Chute, son polar d'Urban fantasy dont j'attends la suite. C'est donc rare, mais ça arrive ^^
Il y a aussi les cas WerberDantec/Houelbecq, mais eux c'est particulier. ^^
Concernant la pauvreté du contenu, je pense qu'on peut étendre ce constat à la majorité de la littérature fantastique et de la SF - ça se saurait si des bourrins comme Bragelone et autres faisaient dans l'artistique ou la prospective !
Bah, c'est des boites qui ont 40 employés qui désirent un salaire ^^
Par contre, je ne pense pas qu'il fasse ça uniquement par opportunisme. A l'époque où Bragelonne a été lancé, la fantasy n'était pas aussi importante et on pourrait dire la même chose de la Bit-Lit (sauf que la maison d'édition était implanté). Je pense qu'il prenne vraiment du plaisir à publier ça et si le fric amassé avec ça peut permettre de publier l'intégrale "Cal de Ter", Les "Conan" de Robert Howard ou même "Scott Pilgrim" alors j'ai rien contre ^^
Il ne s'agit pas d'établir une hiérarchie ou d'être condescendant envers un genre.
Disons que ma phrase faisait surtout réaction au fait que des lecteurs qui ont été victime du mépris des "élites de la blanche" reproduise exactement le même comportement vis à vis des nouveaux genres. ^^
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Désolé Vorpalin pour ma tournure de phrase bancale et qui pouvait effectivement prêter à confusion, j'avais bien compris que ton intention ne se limitait pas à un simple "love/beurk" et, en me relisant, je me trouve plutôt hors-sujet.
Je pense qu'on est bien d'accord sur le fait que la catégorisation des oeuvres montre très rapidement ses limites et que les perles ne sont pas toujours dans les vitrines dorées.
Je suis aussi parfaitement conscient que la grande majorité des trucs que je lis en littérature fantastique, SF, polar & co. a pour vocation de distraire et qu'en cela elle n'est pas très éloignée de la littérature de gare.
Lorsque de temps en temps je relis un "monument", genre un livre d'Houellebecq, ou encore le Roi des Aulnes, je me rends compte de la soupe dont je me bâffre quotidiennement ![]()
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@Zax : y a pas de mal ![]()
Disons que ma phrase faisait surtout réaction au fait que des lecteurs qui ont été victime du mépris des "élites de la blanche" reproduise exactement le même comportement vis à vis des nouveaux genres. ^^
On dit souvent que les victimes d'hier sont les bourreaux d'aujourd'hui ou un truc dans le genre...
Mais c'est justement parce que chacun est souvent persuadé que ses goûts sont plus légitimes que ceux du voisin et ce malgré le discours consensuel qui veut que tous les goûts sont dans la nature, etc... etc...
C'est un peu le réflexe puéril des cours de récréation quand on est gosse : "quoi ! tu aimes ça ? Beurk !" ![]()
Et puis, il existe bien une sorte de hiérarchisation des genres littéraires qui demeure dans un certain milieu et qui pourrait être la suivante si j'en crois, par exemple, ce qui ressortait de ma formation de bibliothécaire (en gros) :
Littérature classique - Littérature blanche contemporaine - Fantastique classique (Mérimée, Maupassant, Nerval, Poe, etc...) - Polar - Science-fiction - Fantastique moderne - Fantasy - Horreur - Bit-Lit - Roman sentimental.
Et ce quelque que soit la qualité des romans !
Mais il faut assez bien connaître les genres de l'imaginaire pour pouvoir nuancer, ce qui n'était pas le cas de la majorité des profs en question.
Le plus pénible (et je suis d'accord avec Falline), c'est que la littérature blanche (française je précise) contemporaine est assez faiblarde comparé à son statut mais comme elle est considérée comme de la Littérature, on la plébiscite davantage qu'un roman de genre de meilleure qualité et leurs auteurs passent chez Field et ont les honneurs des revues littéraires.
Et puis, il y a cet éternel clivage entre réel et imaginaire : le réel, c'est du sérieux. L'imaginaire, c'est vaguement puéril parce que ça raconte des choses qui n'existent pas.
Le réel a toujours la primauté sur l'imaginaire dans l'esprit de beaucoup.
Je me souviens que Lawrence Suttin, dans sa biographie de P.K.Dick, résumait le problème en une phrase en comparant Melville et les romans de PKD : "Une baleine blanche, voilà qui peut faire office de grande figure littéraire. Mais comment en dire autant d'un fongus de Ganymède télépathe ?"
L'ironie de la chose, c'est que vous pourrez aussi avoir un geek qui, devant l'ignorance de la culture de masse d'un type du genre de Jean d'Ormesson, lui assènera : "rooohh, la honte : il ne sait même pas faire la différence entre Mr Spock et Legolas !!!" ![]()
Stegg a écrit:
Et je ne serais pa susrpirs que d'ici quelques temps une Pratchett/Douglas Adams de la Bit-Lit débarque
Ca me plairait bien ça. ![]()
Xavier Mauméjean et Lionel Davoust sont passé chez Michel Field. le premier pour un roman fantatsique paru chez Calman Levy et le second pour la Chute, son polar d'Urban fantasy dont j'attends la suite. C'est donc rare, mais ça arrive ^^
Oui mais avoue quand même que là tu cites deux exemples parmis des centaines. A mes yeux, autant dire rien.
Et je n'ai jamais vu, à ma connaissance, d'auteur de SF/fantastique dans On n'est pas couché par exemple.
Sauf les Bogdnanoff mais bon... les frères siamois de la vulgarisation scientifique sont très connus et beaucoup d'amateurs de SF ne les apprécient pas plus que ça...
Il y a aussi les cas WerberDantec/Houelbecq, mais eux c'est particulier. ^^
Oui parce que ces auteurs (du moins les deux derniers) brouillent les frontières entre mainstream, polar et SF.
Dernière modification par Vorpalin (2012-03-18 13:21:28)
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Vorpalin a écrit:
Il y a aussi les cas WerberDantec/Houelbecq, mais eux c'est particulier. ^^
Oui parce que ces auteurs (du moins les deux derniers) brouillent les frontières entre mainstream, polar et SF.
C'est surtout qu'ils ne sont jamais invité en tant qu'auteur de SF. Le premier est invité en tant qu'auteur de Bestseller à l'instar d'un Marc Levy, le second en tant que clown d'extrème-droite (et il joue bien le jeu
) et le troisième en tant qu'Auteur Parisiens Bougons vainqueur du goncourt. Peu importe ce qu'ils écrivent au final, ce sont des personnalités qui sont invités.
Ceci dit, j'ai pas l'impression que le polar (pour aller dans une littérature de genre mieux vu que l'imaginaire) soit plus présent à la télé. J'y ai rarement vu Fred Vargas qui est pourtant une grosse vendeuse.
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Stegg a écrit:
Vorpalin a écrit:
Il y a aussi les cas WerberDantec/Houelbecq, mais eux c'est particulier. ^^
Oui parce que ces auteurs (du moins les deux derniers) brouillent les frontières entre mainstream, polar et SF.
C'est surtout qu'ils ne sont jamais invité en tant qu'auteur de SF. Le premier est invité en tant qu'auteur de Bestseller à l'instar d'un Marc Levy, le second en tant que clown d'extrème-droite (et il joue bien le jeu
![]()
) et le troisième en tant qu'Auteur Parisiens Bougons vainqueur du goncourt. Peu importe ce qu'ils écrivent au final, ce sont des personnalités qui sont invités.
Je dois dire que ces trois gus n'aident vraiment pas le public à avoir une bonne opinion de la SF (ou de romans d'inspiration SF) quand on les voit sur un plateau.
Werber fait dans le discours new-age naïf avec l'enthousiasme d'un ado, Dantec est ridicule avec sa parano et son discours caricatural et sans aucune nuance du genre "complot militaro-industriel" et Houellebecq recycle des thèmes de SF davantage pour exprimer ses fantasmes et/ou ses dégoûts que pour proposer une vraie réflexion.
Dernière modification par Vorpalin (2012-03-19 00:12:13)
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Milady en Avril
Ce titre ![]()
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Là déjà on le vampire, pour le meilleur....
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[news]Milady en Mai
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Milady ça ne fait plus rêver!!! Mais bon il y a quand même le Gemmell et le "Maeve Regan" dont la couverture est immonde mais le contenu vraiment sympa et par une auteur française!!!!!
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Euh, il y a du Brussolo aussi ^^
Moi, c'est lui qui me fait le plus envie, même si c'est de la réédition.
Et Marika Gallman est Suisse, pas française ![]()
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[url]Milady en Juin
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[News]Milady en Juillet
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