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#1 2013-03-19 18:42:41

Stegg
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[Itw]Anthelme Hauchecorne

Interview de Hanthelme Hauchecorne à l'occasion de la sortie d"Âmes de verres".


« À L'OMBRE DES LÉGENDES URBAINES. »
UN ENTRETIEN FUTILE AVEC ANTHELME HAUCHECORNE
RÉALISÉ PAR STEGG



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Bonjour ! Tout d'abord, merci d'accepter de répondre à quelques questions pour Psychovision.

Je commence par une question classique. Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?


Je ne suis pas sûr d'être très présentable, mais soit ! L'écriture est un mal incurable, et j'en suis atteint. Je souffre du syndrome du scaphandrier : je m'assieds devant mon écran, pour plonger dans l'onde claire de la page blanche. Lorsque je refais surface, l'ébauche d'une nouvelle histoire se tient devant moi. Écrire s'apparente alors à une variante domestique de l'exploration abyssale. Il s'agit de descendre toujours plus profond, sans se perdre dans la noirceur de l'encrier.

Votre premier roman, La Tour des illusions, était un thriller de science-fiction à tendance punk. Âmes de verre relève plutôt de la fantaisie urbaine, un genre assez différent. Pourquoi ce revirement ? Ce changement de cap s'est-il avéré difficile ?


A vrai dire, je ne me suis jamais inquiété d'alterner les genres. À travers mes nouvelles, j'ai touché au fantastique, à la fantaisie médiévale ou urbaine, à la littérature blanche, au polar, à la science-fiction, à l'uchronie steampunk, etc. De plus, je n'exclus pas de m'aventurer sur d'autres thèmes à l'avenir. Cette variété des genres, loin de présenter un frein, s'avère au contraire un excellent stimulant. Elle enrichit mon travail d'écriture, m'oblige à me remettre en question et m'empêche de « m'encroûter » dans une « case » littéraire ou des tics d'écrivain.
Aussi étrange que cela puisse paraître, Âmes de verre ne marque pas une rupture avec La Tour des illusions, mais plutôt un prolongement. Au moment d'écrire La Tour des illusions, j'œuvrais déjà au scénario d'Âmes de verre. Hélas, par manque d'expérience et de technique sans doute, je n'étais alors pas en mesure de mener à son terme un roman aussi dense. Ainsi La Tour des illusions peut-elle être lue comme une chrysalide, dont Âmes de verre incarnerait l'imago.
Pour la petite histoire, je porte aujourd'hui un regard assez critique sur mon premier roman, dont les défauts me gênent. Les progrès réalisés avec Âmes de verre doivent beaucoup aux conseils avisés de Peggy Van Peteghem et Rémy Guyard, lesquels ont su m'administrer quelques salvateurs coups de pied au… fondement. La progression en écriture ne tolère, je crois, aucune complaisance envers soi-même. C'est pourquoi La Tour des illusions (ouvrage actuellement épuisé) devrait reparaître d'ici quelques mois, mais dans une version recorrigée, remaquettée, et agrémentée d'illustrations intérieures.

L'un des points communs entre ces deux romans réside dans leurs personnages, lesquels sont des marginaux. Pourquoi ce type de protagonistes ? En quoi êtes-vous attiré par eux ?


Mon attrait pour ces personnages a débuté avec la série télévisée La Belle et la Bête (diffusée entre 1987 et 1990), le film Fisher King de Terry Gilliam (1991), puis s'est prolongé avec la lecture de Neverwhere de Neil Gaiman (1998 pour la traduction française) ou de l'incomparable Féérie pour les ténèbres de Jérôme Noirez (2004-2006).
Ces univers de féérie miséreuse, somptueux mélanges de Peter Pan et de benne à ordures, ont exercé sur moi leur horrible attraction sans que je sois en mesure d'opposer l'ombre d'une résistance.
La Tour des illusions traduit ma première tentative de leur rendre hommage, avec tous les écueils d'une œuvre de jeunesse. Fort d'un supplément de maturité, j'ai renoué avec ce thème au travers d'Âmes de verre.
Enfin, adopter le point de vue de personnages marginaux permet de prendre du champ par rapport à notre société, d'en révéler la bizarrerie sous-jacente, les incohérences, les rouages mal huilés. De leurrer les repères du lecteur pour mieux le happer dans un univers baroque, alternatif, évoluant à la lisière de cette réalité douillette que nous croyons connaître.

Une autre surprise vient du choix de situer l'histoire à Lille, ville peu utilisée en imaginaire, que l'on ne rattacherait pas d'emblée au merveilleux. Pourquoi avoir adopté un tel décor ?


Peut-être précisément pour les mêmes raisons qui de prime abord vous surprennent.
Parce que ce cadre d'intrigue était quasi-inusité.
Au surplus, Lille demeure une métropole chargée d'Histoire, de patrimoine, de friches industrielles et de maisons hantées, de légendes urbaines et de lieux insolites. Autant d'éléments exhumés au fil de mes recherches, lesquels confèrent à Âmes de verre son vernis de crédibilité.

Âmes de verre s'inspire du folklore français, jusqu'à mettre en scène une créature parlant un mélange de français contemporain et de patois Lorrain. Pourquoi ce choix ? Pour bien marquer la nationalité du roman ?


Je n'ai pas de visée nationaliste ni patoisante, que les lecteurs se rassurent !
En revanche, je suis soucieux de la cohérence de mes travaux. Afin de doter mon histoire d'une ambiance qui soit la sienne, j'ai préféré me référer à un corpus mythologique unique, plutôt que de faire appel à des créatures piochées de droite et de gauche, sans lien entre elles.
Âmes de verre emprunte à l'imaginaire celte, comme à ses survivances dans les folklores français (breton, lorrain et picardo-nordiste, entre autres), mais aussi irlandais, gallois et cornique.
Il s'agit là d'un choix délibéré, motivé par le désir sans équivoque de rappeler à la mémoire du plus grand nombre les contes et légendes d'antan. À titre personnel, j'éprouve quelque lassitude face aux monstres fatigués, élimés, rabâchés que le cinéma hollywoodien surexploite depuis des lustres, au nez et à la barbe d'un public indulgent. En écologiste convaincu, soucieux du développement durable, fut-il imaginaire, je laisse reposer ces créatures fourbues que sont vampires et loups-garous, préférant solliciter d'autres de leurs congénères pour mes espiègleries.

La musique représente un autre élément important, puisqu'au cours des premiers chapitres d'Âmes de verre le lecteur passe d'un récital de musique classique à un concert rock indus. Qu'apporte-t-elle à l'écriture ? Pourquoi lui avoir accordé une telle place dans votre roman ?


La musique constitue l'un des axes centraux d'Âmes de verre, où il est question rappelons-le d'une partition maudite semant drames et dissonances sur son passage.
La musique s'apparente à un langage de l'âme, à un vocabulaire du cœur. Elle transcende la barrière des langues ou des civilisations. Âmes de verre mettant en scène la confrontation de deux cultures (celle, déroutante, des Daedalos et la nôtre), il m'a paru judicieux que ce soit une musique qui tour à tour oppose et réunisse les deux camps.
Je crois aussi, mais c'est là une opinion qui n'engage que moi, que la musique par bien des aspects se rapproche de l'écriture, et qu'elle la nourrit. Écrire consiste entre autres à chercher un rythme, ainsi qu'une musicalité des mots. Autrefois, il n'était pas rare que les contes (ancêtres oraux de nos récits d'encre et de papier) soient accompagnés par des instruments, voire chantés. Au regard de cette tradition, mes écrits m'apparaissent parfois telle une musique fossile, qu'il appartiendrait au lecteur d'interpréter à sa guise.

Âmes de verre marque le début d'une saga. Pour quelles raisons étaler cette œuvre sur plusieurs volumes ? Avez-vous une idée du nombre de tomes à venir, ou vous laisserez-vous porter par l'univers ?


Le Sidh, cycle ouvert par Âmes de verre, comportera quatre tomes, celui-ci inclus.
Chaque opus se rapportera de manière allégorique à l'une des quatre grandes fêtes du calendrier celtique :
- Imbolc (1er février) : fête de purification et de fécondité (Tome 1 / Âmes de verre)
- Beltaine (1er mai) : fin de la saison sombre et renouveau (Tome 2 / L'En-Deçà)
- Lugnasad (1er août) : paix, amitié, abondance et prospérité du royaume (Tome 3 / Nuits païennes)
- Samain (1er novembre) : début de la saison sombre et ouverture des Portes du Sidh, séjour des êtres surnaturels (Tome 4 / Le Sacre de l'Automne).
Mon but n'est pas d'entamer une épopée à rallonge jusqu'à essoufflement, mais bien de proposer un scénario maîtrisé de bout en bout. Infortunément, un seul tome n'aurait pas suffi à épuiser les possibilités offertes par cet univers, que j'entends développer avec bon sens et sincérité.
Les lecteurs désireux de poursuivre l'aventure doivent s'attendre d'ores et déjà à de nombreux approfondissements, et moult, moult rebondissements.

Vous reversez vos droits d'auteur à des associations. Au Secours Populaire pour La Tour des illusions, au Parti Pirate pour Baroque'n'Roll et à la lutte contre le syndrome de Barbet-Bield pour Âmes de Verre. Pourquoi ce choix, alors que beaucoup d'auteurs souhaitent vivre de leur plume, sans forcément y arriver ?


Je dois préciser, en préambule et en toute transparence, que la vente de mes œuvres ne me rapporterait pas de quoi subsister, loin s'en faut. Dans ce contexte, la question de vivre ou non de ma plume ne se pose pas. Ce serait mathématiquement et physiologiquement impossible. Même en entamant un régime à base de soleil et d'eau de pluie.
Ensuite, comme évoqué précédemment, mes ouvrages abordent (entre autres) les thèmes de l'exclusion et de la pauvreté. Je ne voudrais pas que l'on s'imagine que je puisse me servir de la détresse humaine pour battre monnaie. C'est pourquoi je reverse mes droits, en partie, aux organismes susmentionnés. Le reste de mes droits d'auteur sert à rémunérer les relecteurs/trices, correcteurs/trices et illustrateurs/trices auxquels je fais appel, en complément des prestations prises en charge par mon éditeur (excellentes au demeurant), et ce afin d'accroître la qualité de mes parutions, tant sur le fond que sur la forme. Contrairement aux idées reçues, l'écriture n'est pas un travail solitaire. Chaque œuvre incarne l'aboutissement d'une démarche collective.
Sans rien cacher à vos lecteurs, l'écriture me coûte plus qu'elle ne me rapporte. Il s'agit d'une passion, non d'un métier, et rien ne me donne à penser, en l'état actuel des choses, que cette situation pourrait être amenée à changer prochainement.
En revanche, verser un tribut à ces associations (bien maigre, malheureusement) me donne la satisfaction de poser des actes sur mes écrits, et de parvenir à me regarder vaguement en face lorsque je croise mon reflet. Ce qui vous en conviendrez n'a pas de prix.
Si je devais vivre un jour de mon clavier (hypothèse abracadabrante), je continuerai je pense à reverser une partie de mes droits, pour ne garder que de quoi vivre. Je n'ai besoin que d'écrire, de la compagnie de ma fiancée, de mes amis et de ma famille, et ce sont là de bonnes choses, essentielles, que l'argent ne saurait acheter.

On vous sent très engagé dans vos romans, en tous cas porteur d'idées et de revendications fortes. La littérature vous fournit-elle un moyen de lutter ? Importe-t-il qu'elle soit engagée, selon vous ?


Je ne pense pas être « engagé ». Les acteurs « engagés » dans une lutte se risquent sur le terrain, s'exposent au désespoir, à la souffrance d'autrui. Me placer au même niveau que ces personnes relèverait de l'imposture, alors même que mon implication personnelle se limite à passer de longues heures dans la quiétude de mon bureau, exposé au seul danger de la page blanche.
En revanche, le fait est que je n'aime pas écrire « sur rien », qu'il me faille doter mon sujet d'une portée humaine et éthique, sans quoi j'aurais l'impression de brasser du vent.
Cette dimension morale fait partie intégrante de mon travail.
Dans la Tour des illusions, par exemple, il m'aurait paru léger, voire lacunaire, de mettre en scène des personnes sans logis, et l'âpreté de leurs conditions de vie, tout en occultant le traitement (et quel traitement !) dont elles font l'objet par la classe dirigeante. Sans citer les noms des partis politiques responsables, les arrêtés anti-mendicité prolifèrent en France, telle une floraison méphitique. Cacher la pauvreté, navrante solution de facilité. Une énième preuve, s'il en fallait, qu'il reste plus aisé de masquer les symptômes que de traiter le mal.
Quant à Âmes de verre, l'immixtion non désirée (litote) des Streums miséreux dans notre réalité moelleuse renvoie bien sûr à la problématique des flux migratoires. Un thème riche, fort, d'actualité, qui permettra d'alimenter les prochains tomes du cycle du Sidh de belle façon, en conférant crédibilité et enjeux aux situations vécues par les personnages.
Cette dimension sociale me permet d'insuffler de la densité à mes univers, quoiqu'il me reste peut-être encore à la manipuler avec davantage de finesse. Je dois aussi mentionner cette tentation, chez l'auteur qui s'est longuement documenté, de partager avec les lecteurs le fruit de ses recherches, au risque de délayer l'intrigue. C'est souvent un cruel dilemme, voire un crève-cœur, que de devoir choisir entre ce qu'il importe de publier, et d'écarter.
Dans l'ombre des six cents pages d'Âmes de verre, pour ne citer que ce cas de figure, se cachent des milliers de feuilles de notes, et autant d'heures de travail, que j'ai dû me résoudre à « escamoter » pour ne point trop alourdir l'ensemble.
Dernier point, je ne pense pas qu'il importe que la littérature soit porteuse d'un message ou non. C'est une démarche toute personnelle, qui n'engage que moi et qui ne m'autorise pas à porter un jugement de valeur sur les travaux d'autrui. Seul compte le fait que, si message il y a, celui-ci enrichisse l'histoire sans la desservir.

Puisque vous soutenez le Parti Pirate, on imagine que le numérique vous tient à cœur ? Le piratage ne vous effraie-t-il pas ? Quel regard portez-vous sur ce nouveau mode de lecture et de distribution ?


Curieusement, je préfère le livre papier que je peux maltraiter à loisir, et prêter quand bon me chante.
Ma convergence de pensée avec le Parti Pirate se rapporte davantage à la revendication d'une égalité d'accès à la culture (en assouplissant le droit d'auteur) et à la gratuité d'Internet. La culture, de mon humble avis, est un bien public qui bénéficie à tous. Elle élève l'individu. Elle est un vecteur d'ascension sociale et de développement personnel. Elle devrait intégrer tout un chacun, plutôt qu'exclure celles et ceux qui ne peuvent y avoir accès.
Chaque fois que j'effectue des recherches sur la toile, je mesure ce qu'Internet peut nous apporter. Puiser des informations, nous ouvrir à des débats, découvrir des œuvres tombées dans le domaine public… Je n'ai pas oublié le temps où une encyclopédie papier coûtait deux à trois mois de salaire, où le moindre renseignement un peu pointu exigeait d'acheter un ouvrage onéreux… Je dois beaucoup à Internet, en termes d'acquisition de connaissances, et d'épanouissement. Aussi, quoi d'étonnant à ce que je veuille défendre cet espace de liberté, bec et ongles ?
Quant au piratage de mes œuvres, pour aborder ce point sans détour, il ne m'inquiète pas outre mesure. J'écris pour être LU, pas pour être acheté. Il existe une différence, elle est de taille. Le piratage concourt également à me faire connaître.
Je comprends les lecteurs qui préfèrent d'abord lire une œuvre, aux fins de l'évaluer, pour ne l'acheter que s'ils l'en estiment digne. Les produits culturels demeurent dispendieux. Et la qualité n'est pas toujours au rendez-vous. Le piratage apparaît alors un bon moyen de démasquer les impostures, le pouvoir rendu au lecteur de choisir si un écrivain mérite ou non d'être soutenu. Un examen auquel je me soumets sans réserves.
Je conclurai sur la distribution numérique. Je manque de recul je crois pour écrire quoi que ce soit de pertinent sur le sujet. En revanche, pour les personnes désireuses d'en apprendre plus, je les renvoie plutôt aux revendications du Collectif des « Auteurs en colère » ou du Collectif « Le droit du serf », plus au fait que moi des enjeux.

Quels sont vos projets ? Après Baroque'n'Roll, votre deuxième recueil de nouvelles paraîtra bientôt. Que contiendra-t-il ? Quand la suite du cycle du Sidh verra-t-elle le jour ?


Je finalise actuellement Punk's not dead (parution octobre 2013), mon deuxième recueil de nouvelles, dont trois d'entres elles ont déjà été primées. Ce nouvel opus se hissera un net cran au-dessus de son grand frère Baroque'n'Roll en termes de finitions, de par le soin apporté à la maquette (dont l'esthétique rétrofuturiste ravira les amateurs de steampunk), enrichie de nombreuses illustrations intérieures de qualité, signées par le somptueux Loïc Canavaggia.
Ce recueil comportera également une longue nouvelle finale, pièce maîtresse de l'ouvrage, intitulée le Roi d'Automne et tirée de l'univers d'Âmes de verre, dans laquelle je reviendrai sur la genèse de l'ombrageuse Ambre Karmina, et ses rapports tumultueux avec les membres de sa famille, corrompue et décadente.
Mon troisième roman, qui devrait paraître au premier semestre 2014, avance également à bon rythme. Le Carnaval aux corbeaux accapare toute mon attention. Il s'agit d'un conte nocturne pour petits et grands, dédié à tous les cœurs qui aiment jouer à se faire peur. Dans un univers tour à tour tendre et inquiétant, j'emprunte aux imaginaires de Charles Baudelaire, d'Edgar Allan Poe, de Ray Bradbury et de Tim Burton.
Le Carnaval aux corbeaux dépeint Rabenheim, étrange village d'Alsace où les légendes d'antan se parent d'une troublante réalité. Où l'ombre des créatures du folklore germanique plane dans les frondaisons des cyprès. Où l'obscurité du sous-bois d'une mystérieuse Forêt noire cèle tout un cortège de maléfices. L'apparition d'une foire du macabre entraîne l'existence bucolique de ses habitants dans l'onde glacée des légendes teutonnes.
Après l'urbanité bétonnée d'Âmes de verre, et avant de poursuivre avec L'En-Deçà (Le Sidh / Tome 2), je propose aux lecteurs de se « mettre au vert », le temps d'un conte d'Halloween grinçant. Le Carnaval aux corbeaux devrait séduire les amateurs de mythologie germanique ou les personnes curieuses d'apprendre sur le sujet. Mythes que j'entremêle avec le fruit de mes recherches sur les arts forains, les numéros de cirque et les délices du cabaret noir, afin de déployer (je l'espère) une atmosphère immersive et ensorcelante.
Là encore, un soin tout particulier sera apporté à la maquette, qui fera la part belle au coup de crayon de Mathieu Coudray. Une bouffée d'air pur aux senteurs automnales, aux fragrances de cannelle, de barbe-à-papa et de petite mort, pour les lecteurs que l'exploration d'Âmes de verre aurait quelque peu éprouvés, et désireux d'une plaisante convalescence. Des vacances de Toussaint, en somme, au pays des rêves sombres et de la magie d'effroi.
Quant à L'En-Deçà, la suite d'Âmes de verre devrait paraître fin 2014 / début 2015. Je m'accorde le temps nécessaire pour m'assurer que ce deuxième volet surclasse en tous points le premier. Que les amateurs se rassérènent : j'entends bien mener cette saga à son terme, avec une qualité croissante.

Je vous remercie d'avoir répondu aux questions de Psychovision. Je vous laisse donc le mot de la fin :

Merci.
Merci à l'équipe de Psychovision, pour ses chroniques et pour ses interviews.
Et merci aux lecteurs qui auront pris la peine de lire mes digressions oiseuses jusqu'ici.


Vous ne pouvez pas construire un monde meilleur pour les gens. Seuls les gens peuvent conduire un monde meilleur pour les gens. Sinon, c’est juste une cage. Terry Pratchett
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